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Des Essences et des Arkânes (Confréries)

Publié le par Fabien Maisonneuve

Des Essences et des Arkânes (Confréries)

Essences Démiurgiques et Essences Gnostiques:

Essences Gnostiques:
  1. Ombre - (Résidu: Charbon) - Artisanat et mensonge - Khêmeia

  2. Lumière - (Résidu: Huile) - Perception et hérésie - Chimérie

  3. Reflets - (Résidu: Vapeur) - Séduction et monstruosité - Exorcisme

  4. Esprit - (Résidu: Sable) - Ténacité et abandon - Envoûtement

Essences Démiurgiques:
  1. Terre - Régénération et putréfaction - Pranisme (énergie émanant des êtres animés de déité)

  2. Eau - Sagesse et carnage - Talismanie

  3. Air - Intellect et délire - Divination - Glyphes

  4. Feu - Vaillance et obsessions - Imprécations (Métamorphoses & Invocation des astras)

Safirat Mères des Arkanes et Détails sur les Factions:

LA KHÊMEIA: Bodadjirîn - Akazame (Sud de Pelaboria)

  1. Energie minéral et émotions induites - production d’émotions; le bodadjirîn doit se mettre en retrait par rapport au matériel - retraite dans des lieux au coeur de la cité, par exemple des jardins ou une cour intérieure - gaz, liquides, lévitation d’objets, onguents miraculeux, poisons redoutés, pierres précieuses ayant des propriétés extraordinaires, concentrer la matière et altérer son état ou changer l’élément...Utilitaristes: “Savoir & oeuvrer”. Livre des secrets/Kitâb al-asrâr. Table des Ombres. Gnomes présents dans les lieux où les pierres ont “souffert”...La culture du secret y très développée, cryptographie. Les Sparakhîn leur sont redevables de certaines perceptions acquises à leurs côtés, perceptions dont ils ont su faire bon usage dans le développement de leur propre art. En effet, l’art alchimique enseigne un contrôle sur le schéma de l’univers, préalable indispensable à la compréhension parfaite de celui-ci, aboutissant alors sur la capacité accrue à le modifier; ceux-ci en ont appris les principes, de façon à améliorer leur propre compréhension du cosmos restreint de leur propre corps, qui n’est que le microcosme reproduisant le macrocosme.

  2. Focii/catalyseurs: les instruments de leur laboratoire.

LA CHIMERIE: Humirîn - Oreshanlah (Côte du Baktrân)

  1. Ils créent des langages, des rêves éveillés, bercés d’une douce noirceur ou baignés de l’extase prophétique, endorment les sens et bercent les plus farouches d’illusions parfois mortelles...Ils sont les rêveurs, les enchanteurs, les paladins de la conscience assoupie, dans les bras de leurs chants se laissent aller les puissants et les humbles. Leur magie est subtile, envoûtante et demande de la part de l’adepte un véritable anéantissement au sein du cosmos; l’initiation est si horrible pour certains qu’elle les conduit aux portes de la folie, voire les y mène. “Le coeur accompli”. Peu de codification, leurs rituels restent de vrais mystères aux yeux des profanes et bien malin celui qui peut dire qu’il comprend le cheminement de leur magie. Objectif: Apporter des bouleversements incessants afin d’éviter la Nuit sans fin de la sentence, asservissement final des âmes voulu par Eldobos. Fin connaisseurs des arcanes de l’âme humaine ils sont prisés par les puissants pour leur capacité à interpréter les schémas les plus excentriques de la pensée et manipuler les esprits les plus solides. Ils servent souvent de conseillers de l’ombre et parfois d’espions.

  2. Focii/catalyseurs: Vêtements ou masques permettant de passer pour autrui ou de transformer la corpulence, le sexe, le visage, etc. Des livres aussi, des instruments de musique, etc.

  3. La confrérie la plus développée en terme de points d’appuis, on les retrouve dans absolument toutes les régions de l’Empire, même les plus reculées.

LES EXORCISMES: Djissoyîn - Ganaha (Mahanistan)

  1. L’image de l’un dans une surface réfléchissante ne serait qu’une manifestation de l’esprit à lui associé sur un autre plan, disent certain Djissoyîn. C’est en la courtisan ou la terrifiant que l’on peut l’obliger à modifier son emprise ou sa place relative, de façon à supprimer l’influence néfaste qu’elle aurait sur son propriétaire, ou au contraire, à l’amplifier. L’utilitarisme des Bodadjirîn leur est totalement étranger, mais bien plus il est un frein à leur propre pratique. Ils sont très craints. Leur influence est considérable du à leur capacité au long des âges à façonner les moeurs. Leurs relations avec les esprits sont très anciennes et profondes; on dit même qu’un véritable pacte les lie aux plus puissants, donnant une certaine souplesse aux relations commerciales qu’ils entretiennent mais leur alliant des obligations parfois assez lourdes. Les vestales du Destin, les Kahini sont les ancêtres mythiques de cet ordre; la lecture de leur geste pourrait donner à celui qui sait lire entre les lignes des clés pour comprendre les rites de leurs descendants. Des sortes de Mandalas, formes subtiles tracées dans le sable et destinées à disparaître pour renaître sous d’autres mains et en d’autres lieux, ni jamais tout à fait les mêmes, ni jamais totalement différents furent au coeur de leur propre magie, autrefois. On retrouve, aujourd’hui, certains de ces principes originels et la vapeur remplace souvent le sable.

  2. Focii/catalyseurs: Des encensoirs et tout ce qui produit de la vapeur en général, comme les sources d’eau chaude dans les montagnes.

  3. Mahanistan: Gardiens des routes commerciales terrestres ils constituent une puissance majeure dans la région. Les nombreuses sources d’eau chaude ou de vapeurs d’origine volcanique leur permettent de générer des effets titanesques et rend leurs bastions pour ainsi dire imprenables; leurs alliés spirituels sont bien sur les plus puissants en ces lieux.

L'ENVOÛTEMENT: Kassirîn - Marbaline (Shadiraï)

  1. Cet ordre joue sur les tensions nerveuses de façon à contraindre l’esprit à se réfugier en son propre sein ou chercher à s’extraire de lui-même. Le rituel est si éprouvant qu’il fini par avoir raison de la volonté la plus forte et rares sont ceux qui ne succombent pas aux charme des envoûteurs. Ainsi ils contrôlent les pensées et les désirs, orientent et suggèrent, influencent les choix et peuvent retisser des alliances ou défaire les moeurs les plus purs. La compétition est très forte au sein de la confrérie. Il est bien entendu quasiment impossible de les prendre en défaut. Leurs talents sont très recherchés et leur influence sur les harems considérable fait de cet ordre un pouvoir en soi avec lequel il vaut mieux compter et composer. Seuls les immunisés (qalbi ad-damenti) peuvent se confronter à eux et espérer en sortir vainqueurs. Leurs secrets sont peu gardés et l’ordre recrute facilement mais l’initiation est complexe et livre parfois à l’adepte des connaissances sur lui-même qui peuvent être si troublantes qu’elles en deviennent malsaines et destructrices de l’unité de l’âme. La confrontation qui s’en suit peut provoquer le suicide de celui-ci. On entre donc dans la confrérie que solidement armé d’une volonté inébranlable.

  2. Focii/catalyseurs: Des robes savamment dessinées pour envoûter le spectateur, des bracelets au tintement cristallin, des bouquets aux senteurs délicates, etc.

LE PRANISME: Patnajalîn - Atka’ab (Tahugûthân)

  1. Le bon côté du patnajalin se trouve dans sa capacité à guérir tout être animé de manière miraculeuse. Le côté le plus obscur de ce type de magie conduit à une forme de vampirisme. Il s’agit d’incarner un archétype dans l’esprit d’autrui afin d’élever l’attention aux mondes de l’inconscient, de sorte que l’énergie du prana, Essence des Essences contenu dans les êtres, soit délivré. “Le chaos est la source”. Ce sont bien souvent des marginaux, le développement de leur doctrine les ayant contraint à cette façon de vivre; on en trouve beaucoup parmi les rayats, esprits superstitieux par excellence; ils peuvent très vite, en fonction des circonstances, apparaître comme des concurrents directs du pouvoir central. On s’en méfie donc au plus haut point.

  2. Focii/catalyseurs: Bijoux essentiellement. Poupées de type vaudou.

LA TALISMANIE: Muhdashîn - Bîrbîra (Mazighan)

  1. Grands artisans, ils trouvent dans le tissus du réel la matière de leurs oeuvres talismaniques. Ils maîtrisent la géographie des lignes de forces qui partagent le monde et l’invitent à l’union. Eux seuls savent où positionner un charme pour le rendre opérant. “L’or choisi”. Les princes marchands font beaucoup appels à ceux qui peuvent spéculer à l’aide de carrés magiques. Leur horreur du désordre et de la superstition les rendent assez désagréables à côtoyer pour les Patnajalîn, leurs ennemis jurés. Leur maîtrise de l’artisanat et des mathématiques les conduit jusqu’à créer des talismans destinés à démasquer les faux monnayeurs, y compris lorsque la monnaie ainsi crée l’est de façon surnaturelle. Ceci leur vaut bien entendu l’inimitié des Bodadjirîn, mais pas toujours; ils peuvent aussi atteindre une forme de coopération autour de la création et des principes qui la guident.

  2. Focii/catalyseurs: Papyrus, vélin, chanvre, parfois des pelotes de laine, des os, des objets façonnés par leurs soins, etc.

LA DIVINATION: Rum’ilîn - Ebreo (Haqsoum)

  1. Grands alliés des Muhdashîn ils savent discerner au milieu de l’ensemble des possibilités qu’offre le réel, les futurs les plus probables. “Les faits sont maîtres”. Légistes par excellence ils savent peupler les cours de leurs réflexions pointues et rigides. Néanmoins ils ne dédaignent pas une certaine souplesse dans leur approche doctrinale, ce qui les rend moins pesant qu’il ne pourrait paraître au premier abord. Cette doctrine les rend assez proche des Bodadjirîn qui trouvent leur compagnie agréable; ensemble ils développent des réseaux de pouvoir étendus enserrant dans les mailles de leurs filets de vastes territoires et des dynasties entières. Il y a toutefois dans leurs rituel une place conséquente pour une mystique plus brutale et les non initiés peuvent trouver ceux-ci particulièrement dérangeant. La contrainte qu’ils exercent sur les schémas de la réalités afin d’en accaparer l’essence l’espace d’un instant, cette façon inquisitrice de toucher les fils du destin de façon à en faire tinter les harmonies au creux du cosmos peut paraître scélérate et déplacée. Ils en subissent d’ailleurs parfois les conséquences. On leur confie parfois, bien que beaucoup rechignent à pratiquer ce genre de “métier”, des missions de basse police.

  2. Focii/catalyseurs: Glyphes sculptés à même le bois, la pierre, des os ou de l’ivoire, matériau par eux préféré pour sa noblesse, son éclat et ses vertus.

L'IMPRÉCATION: Sparakhîn - Mani-Gandlah (Montagnes Est Bazilân)

  1. Leur image répandue dans l’Empire de bons sauvages, connectés à la nature cache toutefois une puissante mystique, quelque part aux frontières de la douleur et du contrôle de soi. Ils savent plus que d’autres repousser les limites de l’humain, transcender leurs peurs et leurs craintes de façon à se fondre dans l’immanent et modifier en profondeur les structures de leur être. Ils sont ce qui se rapproche le plus de l’archétype du moine-soldat; leur présence dans les différents appareils militaires est par conséquent pléthorique. Leur apparition sur le champ de bataille est bien souvent le prélude à de véritables carnages. La peur qu’ils inspirent est l’effet le plus recherché de ceux qui s’adjoignent leurs services, un ennemi tétanisé étant déjà pratiquement vaincu. Le revers de la médaille est qu’ils sont souvent victimes de leur propre métamorphose et perdent peu à peu conscience d’eux-même, finissant par ressembler à de véritables zombie, dressés pour tuer, froids et parfaitement psychotiques. Certains toutefois ont acquis une maîtrise des astras suffisante pour rester maîtres d’eux-même, mais ils ne constituent pas la majorité, loin de là. Les astras qu’ils peuvent invoquer leur confèrent une puissance sans commune mesure dans Gandariah, ajoutant ainsi à leur bestialité naturelle. certains dégénèrent au point de devoir se retirer dans des endroits reculés où on les trouve se rongeant les chairs ou se les lacérant, mangeant des animaux sauvages crus et n’ayant plus d’humains que le nom. D’autres évoluent en gardant un parfait contrôle d’eux-même vers une forme de divinité guerrière quasi invulnérable. Enfin quelques cas sont répertoriés qui servent de tortionnaires aux Kshayatrîn; on se débarrasse des plus monstrueux au cours de jeux orchestrés autour de la destruction d’une altérité invivable et monstrueuse, sorte de bouc émissaire des maux de la cité, dans une parodie de titanomachie, dont l’issue est toujours la mort. Il arrivent qu’une créature sauvage leur serve de monture, il s’agit plus rarement d’une créature mythique.

  2. Focii/catalyseurs: Armes différentes, armures, etc. Parfois des dents ou des griffes d’animaux sauvages.

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