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Pelaboria et Cités Pelaboriennes

Publié le par Fabien Maisonneuve

Pelaboria et Cités Pelaboriennes

PELABORIA

Composé pour l'essentiel des îles d'Yslar, Falkine, Zenakine et Xoldhoba. Pelaboria est intensément urbanisé, et constitué de petits sultanats en compétition permanente dans la production agricole, la pèche, la broderie, l'ingénierie, l'artillerie et la piraterie. On y compte de grands esprits et des villes florissantes. Parmi elles, Akazam est l'Île-Cité des Forgerons Alchimistes, détenteurs du secret de fabrication des armes sacrées en acier lunaire. Au sud de l'archipel, sur la côte nord-ouest du continent gandari se situe l'émirat de Mazighân.

Les cités:

  • Akazame:

    Cité des forgerons alchimistes, des maîtres des poudres et des pirates du Golfe d’Azkara. La cité est d’allure gothique. Exposée à des récifs dangereux. Lieu de débauche.

    Raïs: Azimès, opiomane, secrètement kshayatrim, commerce avec ses voisins en contrebande et en technologies. Mauvaise réputation au Mazighân.

    Enfoncée dans des montagnes volcaniques, extrémité Nord d’une chaîne débutant à la naissance du golfe d’Azkara, cernée par des récifs, et gardée par une baie dont les extrémités sont fermée par une chaîne à la nuit tombée. Deux tours de plus de 40 m de haut en sont les phares et les gardiens, lourdement armés. Un code lumineux permet de se faire ouvrir le passage; on y pénètre en général de nuit, de façon à gêner la manoeuvre le plus possible, afin de compliquer toute tentative de la part d’assaillants éventuels; au milieu des flots déchirés par les dents acérées affleurant à la surface, au milieu des remous troublés des multiples siphons émaillant la baie et ses abords. Les nombreuses épaves témoignent de la violence des échouages consécutifs à une mauvaise manoeuvre; un pilote d’Akazame accompagne bien souvent les plus gros vaisseaux lors de la phase finale de leur approche.

    Ville grouillante, aux quartiers et rues tortueuses et étroites, le palais se perdant dans ces méandre; il est à noter l’usage de parpaings de ciment et de crépis pour les façades. La plupart des toitures sont d’ardoises, les poutres métalliques traitées soutiennent l’ensemble; certaines parties de la cité, laissées à l’abandon, les poutres ont fini par céder sous l’impact de la rouille et le poids des bâtiments, faisant place à un paysage urbain en ruine, antre fétide des malfrats et des mendiants, refuge improbable de toute une population interlope dont l’organisation tient à la fois de la cour des miracles et du nomadisme le plus primaire.

Sultan: Azimès est un opiomane. Vertus: Honneur et Prestige en équilibre, Gloire et Sacralité (Sombre Allégeance).

  • Rozace:
  • ville où des canaux relient des passerelles flottantes supportant de larges palais de bois de santal.

    • Sultan: Ernando Gabardi, paisible négociant, maître d’une guilde de princes marchands. Vertus: Chevalerie, Hospitalité, Gloire

  • Delys:
  • bâtie sur flanc de ravin et cerné de chutes d'eaux. Faite de granit, Elle surplombe une vallée fertile. Spécialité dans la doctrine de science politique.

La cité est orientée vers le culte; elle est également un haut lieu de la diplomatie pélaborienne. Elle sert de plus de villégiature: les grands s’y reposent et y discutent dans une ambiance plus sereine que dans le reste de l’archipel. Un ordre monastique, dénommé les Fils de l’Abondance, se consacre à adoucir les moeurs des puissants, de façon à rendre le lieu agréable à tous.

C’est un régime républicain, assit sur une Commune, organisée autour de la bourgeoisie locale, divisée en factions et clans appuyées chacune et chacun sur les différentes corporations de métiers et le peuple des différents quartiers, lui même organisé en assemblée siégeant en fonction de l’activité principale de celui-ci dans le bâtiment à celle-ci dédiée.

Une université de sciences politiques y niche; on y apprend les traditions locales, celles des puissances étrangères, les doctrines diverses, l’histoire des royaumes et de l’Empire, des différentes cités, des clans, des familles, des héros, des factions, des confréries, on s’y forme au discours, on y cultive la culture et la connaissance, sans jamais oublier que gouverner avant toutes choses savoir et contrôler.

Sultan: Luis Gwidono, patricien du régime républicain, président de la commune.

  • Encarthe:
  • forteresse au triple mur d'enceinte assortie d’un donjon à trois degrés, repère de la famille Luxinani, vénérant Saint Oghmus. Base mondiale de l’ordre, on y trouve le sacro-saint Fort des chevaliers de mers. Au coeur du système politique de celui-ci, une sorte de curie entoure son leader (la Table de Garde), dont l’influence est considérable. Plusieurs factions s’y meuvent dans l’ombre afin de faire avancer leurs propres agendas. La direction que prendra l’ordre tout entier dépend grandement de ces jeux de pouvoir et de l’aboutissement des intrigues qui s’y nouent...L’une de ces factions est prête à créer une guerre avec les voisins de Pélaboria de façon à unir les cités insulaires autour d’un ordre rénové qui aurait acquis une certaine autonomie, voire une indépendance totale vis-à-vis de sa confrérie mère; c’est un jeu dangereux (Une opération militaire dont on découvrirait qu’elle n’est qu’une trahison camouflée des pélaborien sous couverture bazilanaise serait même mise sur pieds afin de déclencher la crise unificatrice); mais une ou deux générations de jeunes espoirs fréquentant l’académie politique de Delys ont légèrement “corrompu” l’état d’esprit originel de l’ordre...

      • Sultan: Padre Payeldo, évêque de guerre. Vertus: Honneur, Observance, et un fort penchant pour l’Hospitalité dans son sens martial de protection.

  • Balanque:
  • la ville des Rosamundi, grouille d'artistes de rue entourant le palais spirituel pelaborien de Deneax.

  • Fief des Rosamundi; ceux-ci ont bâti leur gloire sur le mécénat et possède l’une des écoles d’artistes les plus renommée. La qualité de l’enseignement est rehaussée par la capacité inhérente à ses élèves à propager la gloire d’une lignée, d’un individu ou d’un clan. Le plus grand manipulateur et bonimenteur de tous les temps ayant sans doute été l’ancêtre fondateur de la famille. Plusieurs branches coexistent toutefois, dont celle du sultan, régnant en titre de la cité. De nombreux exilés y trouvent refuge s’y retire dans une sorte de palais spirituel, temple dédié à Dénéax, dieu des apparence et culte le plus répandu sur l’archipel; celui-ci n’admet pas l’existence d’autres divinités. Lieu de festivités, on y découvre les joie des fêtes permanentes: théâtre de rue, jongleurs, cracheurs de feu, déguisements divers; d’ailleurs la cité est renommée pour la qualité de ses costumes. derviches tisseurs de vers et autres artistes. De nombreuses troupes viennent s’y produire, en provenance de tout l’Empire. Le style architectural dominant est un mélange de gothique flamboyant et de baroque. Les dômes et les bulbes puissants triomphent au-dessus des fresques colorées et des rues encombrées. Les façades à colonnades le disputent aux statues d’angelots jouant de la trompette, les rues pavées se jettent par dessus les ponts élégants enjambant les nombreux canaux navigables. De nombreux bâtiment abritent une cour d’entrée en forme d’avant-scène, propice aux représentations les plus diverses. Les perspectives et les volumes sont étudiés de façon à troubler la vue et à distordre l’espace, faisant passer le badaud, le temps d’un battement de cils, de l’impression d’écrasement à celui d’immensité si vastes que l’esprit s’y perd quelques instants. De larges avenues bordées d’arbres savamment taillés irrigue littéralement la ville. Parfois un étage diffère totalement des autres, parfois tous sont différemment composés, donnant un aspect des plus original au moindre bâtiment. Les arrangements picturaux les plus divers sont déployés afin de cacher à l’étranger les coins les plus insalubres, donnant une impression générale d’hygiène parfaite à celui qui ne sait voir. Quelques arcs compliqués, en compagnie de magnifiques statuaires métalliques, rehaussent, si besoin était, la magnificence du lieu.

    • Sultan: Conorado Distelli, mécène et faux dévôt axé sur la réputation et le mensonge

  • Eleutherpe
  • Eleutherpe est une ville bourgeoise dont le centre névralgique est l'Arkhadème, une université d'élite.

    • Cité des Libertés. La Loi n’est pas tout disent les avocats d’Eleutherpe, connus pour leurs plaidoiries chatoyantes; ceux-ci laissent libre cours à leur fertile imagination (plus ou moins fertilisée par l’argent de leurs clients) à seule fin de défendre n’importe quelle cause, même la plus désespérée. C’est en réalité un véritable nid de pirates où toute marchandise est monnayable et ce sans que la moindre scrupule ou règle trop contraignante ne vienne entraver le précieux marchandage. Les pilotes de la cité sont grandement appréciés sur toutes les mers pour leur savoir faire. Leur mémoire des bancs de sables, des hauts fonds et des récifs les plus divers est louée par tous les poètes, surtout ceux ayant fréquenté les abords maritimes de la ville et n’ayant que peu le pied marin. La suite de leur aventure, une fois à terre, est souvent moins réjouissante… Le système est électif, enfin presque: le vainqueur d’une élection étant bien souvent celui qui a la plus grande gueule ou le plus gros poing…De grands bourgeois, riches marchands, contrôlent l’essentiel de l’activité “économique” et par voie de conséquence la cité elle-même; ce sont leurs palais et leurs voluptueuses villas qui rehaussent la misérable laideur de ses faubourgs. Néanmoins l’architecture reste soignée, bien qu’assez sommaire, la pierre est le matériau dominant. De douces étendues d’eau ceinturent les remparts extérieurs, du côté de la plaine. La colline sur laquelle s’élève la moitié de la ville permettant à ses défenses de largement dominer le paysage. Des ruelles étroites font la part belle aux guet-apens et aux activités nocturnes les plus clandestines...L’absence de système d’évacuation des eaux usées et des déchets a fini par laisser grandir en son sein une véritable corporation dédiée à l’entretien de ses nombreuses artères; leur rôle est essentiel et apprécié. Enfin l’Arkhadème s’est voulu comme la concurrente directe avec Irfan dans le Shadirai, permettant ainsi de briguer une place de centre intellectuel indépendant pour Pélaboria. Le vote censitaire s’appuie d’ailleurs sur cette organisation, puisque seul ses diplômés sont éligibles. Les plus riches familles possèdent, quant à elles, des tours, parsemant la campagne, bien souvent élevés aux abords ou sur l’un des nombreux lacs l’émaillant. Ce sont les symboles de leur pouvoir, le témoignage de leur ancienneté et de leur opulence et au cours de l’histoire ce furent souvent leur ultime refuge en cas de conflit avec leurs concitoyens...

      Sultan: le Triumvirat élu au suffrage censitaire.

      • Diegelesto D’Amdrebal: Vertus: Honneur, Persévérance, Loyauté

      • Tierno Vereni: Vertus: Chevalerie, Gloire, Persévérance

      • Lixiano Rega: Vertus: Prestige, Persévérance, Observance

  • Toldothe
  • Toldothe, son immense chantier est à ciel ouvert. Ses armateurs y sont réputés, ateliers, forges et carrières.

    • Immense chantier à ciel ouvert avec des ateliers, des forges, des carrières de grès, de minerais, etc. On y trouve les plus fabuleux armateurs de l’Empire, à la tête de véritables flottes de commerce aux innombrables navires, que chaque port peut s’enorgueillir d’abriter au moins une fois l’an. Organisés en un gouvernement ploutocratique, ils ont fait de la cité leur antre, leur refuge, leur base, leur comptoir le plus important et leur écrin à la mesure de leur invraisemblables ambitions. Bien entendu les intérêts miniers sont étroitement liés à ceux des navigateurs et des exploitant forestiers puisque ces ressources stratégiques, non seulement ont fait la richesse des seconds, mais leur ont également permis de posséder parmi les nefs les plus solides et les plus rapides de Pélaboria. Les guildes gouvernent et nomment un commandeur dont le rôle est souvent essentiellement protocolaire, seuls les étrangers le reconnaissant sous le vocable de sultan. La cité produit de nombreux corsaires dont les compétences sont mises à profits par beaucoup de puissants de l’Empire.

    • Sultan: Fulgus Arxatura, homme rude, commandeur des guildes locales (ville organisée en guildes siégeantes)

  • Alhombre
  • Alhombre est un immenses palais, ambassade de Toutes les cours pelaboriennes et résidence de villégiature des Grands négociants. La cité ayant le plus de contacts avec le Bazilân, par la fréquence des navires qui relient les deux bords, on y sent l’influence du royaume continental. Une partie de la population est originaire de celui-ci, ses modes et ses façons de vivre ont été importées également; on en ressent l’influence jusque dans l’architecture. C’est le sens politique alambiqué du Bazilân qui s’épanouit ici, sous la conduite de Enrique Boljini. Considéré, un peu par la force, comme le Sultan des sultans, il s’entoure d’une véritable cour, noyée sous le faste et l’apparat, où chacun est un parasite utile, espion de ses collègues et thuriféraire des ennemis du trône, panégyriste aguerri et spadassin occasionnel. Contrairement à l’académie politique de Delys, ici rien n’est réellement codifié et si il existe des fondements théoriques ils sont cachés au creux du labyrinthe qui sert de soubassements au palais. Nul ne peut donc rentrer dans l’esprit du souverain et des ses conseillers pour savoir comment ils prennent leurs décisions. L’atmosphère y est souvent lourde, empesée, les complots ourdis par les uns et les autres obligeant chacun à la plus extrême prudence, jusque dans les plus simples paroles. La cour est décadente et corrompue, les orgies y sont monnaies courantes et remplacent l’octroi de charges ou de terres à l’égard des nombreux courtisans. On y respire difficilement, retenant son souffle afin de ne point laisser échapper la moindre vérité sur soi-même ou sur un proche; les gardes pourpres et leur réseau d’espions étant toujours à l’affût, quelque-part, dans l’ombre...

    • Sultan: Enrique Boljini, Sourire glacial, valeur de Prestige et Vertus d’Hospitalité teinté de Gloire. Se veut le sultan des sultans, le dépositaire de la parole de l’archipel dans le monde de l’administration impériale. Homme fin qui se départi habilement de son manque de puissance militaire par son sens de la joute oratoire, et de la manoeuvre politicienne. Sous influence apparente du Bazilân.

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