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Voilà, c'est fini... Passation du projet en attente de repreneurs

Publié le par Fabien Maisonneuve

Voilà, j'ai donné tout ce que j'avais.

A part quelques petites retouches de ci de là, j'ai achevé mon dessin.

Bien sûr, beaucoup de choses n'ont pas été écrites sur Gandariah. Peu ont été dites d'ailleurs, en vérité. Mais le reste ne m'appartient pas. C'est peut-être vous qui allez l'imaginer.

"Et si..." "Et si" est le commencement de toute entreprise de création.

J'aimerai qu'il y ait un jour un jeune garçon ou une jeune fille pourquoi pas qui se dise ça: "et si...", réinventant Gandariah avec brio, à sa façon, avec de la délicatesse pour ce que j'y ait mis.

Je vais vous raconter pourquoi je crois que ce n'est pas moi qui pourrait réaliser ce rêve.

J'ai été bousculé par les autres: leurs désirs pour moi -je parle de leur volonté de me façonner- étaient si forts que je suis devenu compliqué, hermétique. A force d'unifier les contraires, à force de relativiser mon point de vue, à force d'adhérer de près à la teneur de nos inconscients...

Mon univers intérieur ne connais plusla dimension onirique et chatoyante qui avait fait ma source de motivation. Les eaux enchanteresses des fontaines d'or d'Izkandaraï se sont taries pour moi. La violence du monde, la violence avec laquelle aussi je me sens en prise.

Je suis un singe fébrile dans un univers de prédateurs féroces et il me manque les muscles, la voix, la présence, les arguments, la roublardise, pour pouvoir commercer mes idées. Je suis écrasé sous le poids du social et de ses sollicitations innombrables. Ce jeu de bras de fer intellectuel, mental, cognitif, sémantique, et trop dur pour moi.

Je ne suis pas taillé pour vous convaincre, pour vous séduire, pour vous emporter vers mon rêve. Il aurait fallu que j'entretienne la croyance de mon aptitude à vous y emmener bien plus tôt dans ma vie. J'entretiens plutôt la croyance selon laquelle il n'y a que vous qui pouvez choisir de vous y rendre. Il faut pour cela de l'amour en vous, au départ, pour la chose. Pour l'art. Pour cet au delà que nos âmes élèvent au fil de l'histoire de l'homme. Car c'est cela pour moi l'au delà. Ce sont nos rêves, nos créations.

Ce sérail vous appartient à partir du moment ou vous décidez de vous lancer dans ce "et si..." et aussi longtemps que cela vous élève, vous inspire, vous donne la force de croire, et de vous faire meilleur quelques instants de plus. Tant que vous y trouvez du sens, vous ouvrez des portes spirituelles vers l'infinité des miroirs de l'âme qui résonneront dans votre conscience bien au delà ce que que vous pouvez imaginer même. L'éternité vous tend les bras.

Puisse Gandariah en avoir nourri plus d'un. Puisse-t-il demeurer dans vos mémoires. Puissiez-vous vous souvenir que c'est avec l'Eydolun que vous changerez le monde.

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